Changement de prénom

Qui peut changer de prénom ?

Toute personne peut demander à changer de prénom auprès de la mairie de son lieu de domicile ou de naissance. Il est possible également de modifier l’ordre de ses prénoms, d’en ajouter un ou d’en supprimer.

La demande de changement de prénom doit avoir un intérêt légitime. Si l’enfant a plus de 13 ans, son accord est nécessaire.

Pour un mineur, la demande doit être faite par le représentant légal. En cas d’exercice conjoint de l’autorité parentale, la demande de changement de prénom doit être faite par les 2 parents, représentants légaux de l’enfant. Si les parents sont séparés et en désaccord, le parent qui veut demander la changement de prénom doit saisir le juge aux affaires familiales.

Quelle est la démarche à suivre ?

  1. Prenez rendez-vous auprès du pôle proximité et citoyenneté de la mairie.
  1. Lors du rendez-vous, merci de fournir les documents suivants :
    • L’original et la copie d’une pièce d’identité en cours de validité
    • Une copie intégrale originale de l’acte de naissance de moins de trois mois
    • La demande de changement de prénom d’un majeur ou d’un mineur
    • Tout document prouvant l’utilisation du nouveau prénom (anciennes factures, témoignages, documents officiels,…)
    • Un justificatif de domicile de moins de trois mois
    • Si vous êtes hébergé par une autre personne : la copie de la pièce d’identité de l’hébergeant, son justificatif de domicile récent ainsi qu’une attestation sur l’honneur de l’hébergeant
    • Les copies intégrales originales des actes d’état civil à modifier après le changement de prénom : acte de mariage, acte de naissance de votre époux(se) ou partenaire de pacs, actes de naissance des enfants
    • Si le demandeur est mineur : l’original et la copie de la pièce d’identité des représentants légaux. Si nécessaire, un document prouvant le lien entre l’enfant et son représentant légal (copie de la déclaration d’exercice conjoint de l’autorité parentale, décision judiciaire d’adoption simple, décision judiciaire statuant sur l’autorité parentale, copie intégrale de l’acte de décès d’un parent, délibération du conseil de famille, décision des services du département…)

Fiche pratique

Copropriété en difficulté : état de carence

Vérifié le 19/10/2020 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

Lorsque le syndicat de copropriétaires rencontre de graves difficultés financières (par exemple, incapacité à réaliser des travaux importants) ou de gestion, la copropriété peut être déclarée en état de carence. Cet état est déclaré par le tribunal après l’intervention d’un expert. En cas de carence avérée, l’immeuble est exproprié, c’est-à-dire saisi.

Pour qu’une copropriété soit déclarée en état de carence, le syndicat de copropriétaires doit être dans l’incapacité d’assurer la gestion de la copropriété ou rencontrer de graves difficultés financières. C’est le cas si le syndicat n’est pas en mesure d’assurer l’entretien de l’immeuble ou de réaliser des travaux importants.

Un état des lieux de la copropriété doit être fait par le tribunal. La demande d’état des lieux doit être faite par l’une des personnes suivantes :

  • Maire de la commune ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) compétent en matière d’habitat
  • Préfet (avec accord du maire ou président de l’EPCI)
  • Syndic de copropriété
  • Administrateur provisoire s’il en existe un
  • Copropriétaires représentant au moins 15 % des voix du syndicat de copropriétaires

Le tribunal doit ensuite désigner un expert chargé de constater les points suivants :

  • Importance du déséquilibre financier de la copropriété
  • Répartition des dettes par copropriétaires
  • Nature et état des parties communes et des désordres dans les parties privatives affectant la sécurité et la santé des personnes
  • Importance des travaux à mettre en œuvre pour garantir la santé et la sécurité des habitants

Les résultats de l’expertise doivent être notifiés aux personnes suivantes :

  • Syndicat des copropriétaires et aux copropriétaires ou à l’administrateur provisoire s’il en existe un
  • Maire de la commune ou président de l’EPCI compétent en matière d’habitat
  • Préfet

En fonction des conclusions du rapport d’expertise, le tribunal peut déclarer l’état de carence de l’immeuble.

Cette décision est alors notifiée à l’ensemble des personnes suivantes :

  • Syndicat des copropriétaires
  • Copropriétaires
  • Administrateur provisoire s’il en existe un
  • Auteur de la saisine
  • Organisme payeur des allocations logement
  • Maire de la commune ou au président de l’EPCI compétent en matière d’habitat
  • Préfet

  À savoir

si l’adresse d’un ou plusieurs destinataires n’est pas connue, la notification est faite par affichage à la mairie et sur la façade de l’immeuble.

En cas d’état de carence déclaré, l’expropriation, c’est-à-dire la saisie de l’immeuble, peut être décidée au profit des personnes suivantes :

  • Maire ou président de l’EPCI compétent en matière d’habitat
  • Concessionnaire d’une opération d’aménagement
  • Société de construction dans laquelle l’État détient la majorité du capital

L’expropriation doit avoir pour objet soit la rénovation de l’immeuble pour des logements d’habitation ou pour un autre usage, soit la démolition totale ou partielle de l’immeuble.

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