Changement de prénom

Qui peut changer de prénom ?

Toute personne peut demander à changer de prénom auprès de la mairie de son lieu de domicile ou de naissance. Il est possible également de modifier l’ordre de ses prénoms, d’en ajouter un ou d’en supprimer.

La demande de changement de prénom doit avoir un intérêt légitime. Si l’enfant a plus de 13 ans, son accord est nécessaire.

Pour un mineur, la demande doit être faite par le représentant légal. En cas d’exercice conjoint de l’autorité parentale, la demande de changement de prénom doit être faite par les 2 parents, représentants légaux de l’enfant. Si les parents sont séparés et en désaccord, le parent qui veut demander la changement de prénom doit saisir le juge aux affaires familiales.

Quelle est la démarche à suivre ?

  1. Prenez rendez-vous auprès du pôle proximité et citoyenneté de la mairie.
  1. Lors du rendez-vous, merci de fournir les documents suivants :
    • L’original et la copie d’une pièce d’identité en cours de validité
    • Une copie intégrale originale de l’acte de naissance de moins de trois mois
    • La demande de changement de prénom d’un majeur ou d’un mineur
    • Tout document prouvant l’utilisation du nouveau prénom (anciennes factures, témoignages, documents officiels,…)
    • Un justificatif de domicile de moins de trois mois
    • Si vous êtes hébergé par une autre personne : la copie de la pièce d’identité de l’hébergeant, son justificatif de domicile récent ainsi qu’une attestation sur l’honneur de l’hébergeant
    • Les copies intégrales originales des actes d’état civil à modifier après le changement de prénom : acte de mariage, acte de naissance de votre époux(se) ou partenaire de pacs, actes de naissance des enfants
    • Si le demandeur est mineur : l’original et la copie de la pièce d’identité des représentants légaux. Si nécessaire, un document prouvant le lien entre l’enfant et son représentant légal (copie de la déclaration d’exercice conjoint de l’autorité parentale, décision judiciaire d’adoption simple, décision judiciaire statuant sur l’autorité parentale, copie intégrale de l’acte de décès d’un parent, délibération du conseil de famille, décision des services du département…)

Fiche pratique

Droits de donation – Don d’une somme d’argent

Vérifié le 10/05/2023 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

Vous recevez un don en argent et vous voulez savoir s’il est imposé ? Vous devez déclarer le don et payer des droits de donation. Des exonérations existent, en particulier pour certains dons familiaux.

Les dons de sommes d’argent sont soumis au paiement de droits de donation. Toutefois il existe des exceptions.

L’intervention d’un notaire n’est pas obligatoire.

  À savoir

Si vous recevez une somme d’argent pour une occasion particulière (anniversaire, mariage, naissance, réussite à un examen, etc.), vous n’avez rien à déclarer. Il s’agit d’un présent d’usage. Mais la somme offerte doit être raisonnable, c’est-à-dire proportionnée aux revenus de celui qui l’offre.

Le calcul des droits de donation se fait en 2 temps  :

  • Déduction d’un abattement
  • Application d’un barème sur le montant restant après déduction de l’abattement

Le montant de l’abattement dépend de votre lien de parenté avec le donateur.

Cet abattement peut être renouvelé après une période de 15 ans.

Par exemple, une tante ayant effectué un don de 7 967 € à son neveu le 7 novembre 2015 pourra lui faire un autre don pour lui permettre de profiter d’un nouvel abattement à partir du 7 novembre 2030.

Si vous recevez un don de l’un de vos parents, vous bénéficiez d’un abattement de 100 000 €.

Pour un don de l’un de vos grands-parents, vous avez droit à un abattement de 100 000 €.

Si vous recevez un don de votre tante, vous bénéficiez d’un abattement de 7 967 €.

Pour le don d’un ami, vous n’avez droit à aucun abattement.

 À noter

Si vous êtes handicapé, vous bénéficiez d’un abattement spécifique supplémentaire de 159 325 €.

Les droits de donation sont calculés sur le montant restant après déduction de l’abattement. Le barème des droits dépend également de votre lien de parenté avec le donateur.

 Exemple

Vous bénéficiez d’une donation de 200 000 € de votre mère.

Vous avez droit à un abattement de 100 000 €.

Vous devez donc payer des droits de donation sur la somme de 100 000 €.

Les droits de donation sont calculés de la façon suivante :

Soit un total de 18 194 €.

Vous devez déclarer le don dont vous êtes bénéficiaire, y compris si ce don est exonéré de droits fiscaux.

Certains dons de sommes d’argent ne sont pas soumis au paiement de droits de donation, sous de strictes conditions.

  À savoir

Vous pouvez cumuler l’abattement accordé en fonction de votre lien de parenté avec le donateur avec l’exonération accordée, sous conditions, pour certains dons familiaux de sommes d’argent.

Certains dons de sommes d’argent sont exonérés, notamment en fonction de la personne qui en bénéficie.

Vous êtes exonéré si le don dont vous bénéficiez est fait dans l’une des situations suivantes :

  • Le donateur doit avoir moins de 80 ans.

    Pour être bénéficiaire du don, vous devez être majeur (ou émancipé) et être l’une des personnes suivantes :

    • Enfant du donateur
    • Petit-enfant du donateur
    • Arrière-petit-enfant du donateur
    • Neveu ou nièce si le donateur n’a pas de descendants
    • Petit-neveu ou petite-nièce en cas de décès des neveu et nièce

    Seuls les enfants des frères et sœurs du donateur sont considérés comme neveu ou nièce.

      À savoir

    l’exonération s’applique uniquement aux dons de sommes d’argent effectués par chèque, virement ou en espèces.

    Vous pouvez recevoir jusqu’à 31 865 € sans avoir à payer de droits.

    Ce plafond d’exonération s’applique aux donations effectuées par un même donateur à un même bénéficiaire.

    L’exonération est renouvelable tous les 15 ans.

     Exemple

    Une tante ayant effectué un don de 31 865 € à son neveu le 7 novembre 2015 pourra de nouveau lui donner une somme d’argent sans droits à payer à partir du 7 novembre 2030.

    Le don peut être effectué selon l’une des modalités suivantes :

    • Acte notarié
    • Ecrit entre le donateur et le bénéficiaire (rédigé par le donateur)
    • Don manuel (c’est-à-dire remise directe de l’argent, sans formalité particulière)

    Il peut être versé par l’un des moyens suivants :

    • Chèque
    • Virement
    • Espèces

    Vous devez déclarer le don dans un délai de 1 mois à partir de la date du don.

    La déclaration se fait auprès du service fiscal chargé de l’enregistrement.

    Formulaire
    Déclaration de don manuel et de don de sommes d’argent

    Cerfa n° 11278

    Accéder au formulaire  

    Ministère chargé des finances

    Pour les actes notariés, c’est le notaire qui s’occupe des formalités d’enregistrement.

      À savoir

    Vous pouvez cumuler l’exonération des dons familiaux de sommes d’argent avec l’abattement dont vous pouvez bénéficier du fait de votre lien de parenté avec le donateur. Par exemple, vous pouvez recevoir de votre parent jusqu’à 131 865 € sans payer de droits fiscaux, dont un don familial en argent de 31 865 € et des biens (argent, bijou, bien immobilier, etc.) pour100 000 €.

  • L’exonération concerne toute personne victime d’un acte de terrorisme, ou ses proches en cas de décès de celle-ci.

    Elle est exonérée de droits de donation sur les dons reçus en numéraire, y compris par une collecte en ligne.

    Les proches de la victime sont les personnes suivantes :

    L’exonération s’applique aux dons reçus dans l’année qui suit l’acte de terrorisme ou le décès de la victime.

    Toutefois, aucun délai n’est exigé en cas de don versé par une fondation, une association reconnue d’utilité publique ou un organisme d’intérêt général.

  • L’exonération concerne les militaires, policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers ou agents des douanes blessés en opération ou dans le cadre de leur mission.

    Ils sont exonérés de droits de donation sur les dons reçus en numéraire, y compris par une collecte en ligne.

    En cas de décès, leurs proches bénéficient de l’exonération dans les mêmes conditions.

    Les proches du défunt sont les personnes suivantes :

    L’exonération s’applique aux dons reçus dans l’année suivant la blessure, ou dans les autres situations, le décès.

    Toutefois, aucun délai n’est exigé en cas de don versé par une fondation, une association reconnue d’utilité publique ou un organisme d’intérêt général.

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